Langue Basque

Co-officialisation de la langue basque

Une revendication de longue date

Dans l’esprit des textes internationaux et européens, Euskal konfederazioa a inscrit au programme de la plate-forme Batera (décembre 2002), une revendication maintes fois exprimée : la co-officialisation de la langue basque.

La co-officialisation de l’euskara pour :

  • Une égalité de statut entre le français et le basque en Pays basque
  • Une reconnaissance du droit d’apprendre et d’utiliser la langue basque pour tous les habitant(e)s du Pays basque
  • Une politique de réappropriation sérieuse et efficace

Si un statut officiel n’est pas une condition suffisante pour qu’une langue minorisée comme la langue basque puisse se maintenir et se développer, il est par contre certain qu’elle ne peut subsister sans une protection légale et en restant « hors la loi ».

A terme la co-officialité signifie que :

  • le basque est reconnu comme langue historiquement liée à l’espace territorial du Pays Basque, langue de communication naturelle et de cohésion culturelle entre Basques ;
  • le basque doit être protégé par la Constitution française contre toute volonté ou manœuvre visant à remettre en question ou à restreindre son statut et les droits des locuteurs ;
  • les habitants de ce territoire ont le droit de recevoir et de transmettre, d’apprendre et d’utiliser le basque dans la vie privée et publique, à égalité avec la langue française.

Evolution depuis 2002 et situation actuelle

Créé fin 2004, l’Office Public de la Langue Basque, GIP regroupant les différents niveaux de pouvoirs publics jetait les bases d’une politique linguistique publique en faveur de la langue basque.

En 2007, le candidat Sarkozy promettait le vote d’une loi linguistique pour les langues régionales. Sa ministre de la Culture madame Albanel confirmait les intentions gouvernementales devant l’Assemblée nationale en 2008 mais après son remplacement par Miterrand le projet était abandonné.

Parallèlement un groupe de députés obtenait le rajout d’un article (75-1) dans la Constitution stipulant que : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. ». La portée et les conséquences de cet article font aujourd’hui encore l’objet de débat entre les juristes.

En 2009 et 2010 deux propositions de lois étaient déposés à l’Assemblée nationale par deux groupes de députés et au Sénat par deux groupes de sénateurs. Le gouvernement n’en soutient pour l’instant aucun. Dans la perspective de 2012, certains dirigeants socialistes reprennent l’idée d’une ratification, après modification constitutionnelle, de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires bloquée en 2000 par le Conseil constitutionnel.

Pendant ce temps les défenseurs des langues territoriales se mobilisent dans tout l’État français. Après une première journée le 24 octobre 2009 (5000 personnes à Bayonne pour la manifestation DEIADAR), une grande campagne est en cours avec en point d’orgues des mobilisations dans tous les territoires le 31 mars 2012.

LA CO-OFFICIALISATION DE

LA LANGUE BASQUE MAINTENANT !!!