Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 06:26

BATERA. La plate-forme invite 189 422 électeurs issus de 122 communes à se prononcer sur l'avenir territorial du Pays Basque

 

Les membres de Batera autour de Sauveur Bacho. (photo b. Lapègue)
Les membres de Batera autour de Sauveur Bacho. (photo b. Lapègue)

«Il s'agit d'une consultation historique. C'est la première fois dans l'État français que l'on pose une telle question à 91 % d'une population. Lorsque nous avons lancé cette initiative, nous n'imaginions pas arriver à une telle situation de mobilisation. L'appétence des gens à s'organiser pour poser cette question nous a ahuris. C'est historique ! »


Martine Bisauta n'avait pas de mots assez forts pour qualifier la consultation citoyenne organisée par la plate-forme Batera les 14 et 21 mars (le 21 pour celle consultée, le 14 sur la LGV) en marge des élections régionales. Une consultation qui propose à 189 422 personnes (soit 91,54 % du corps électoral du Labourd, de la Basse-Navarre et de la Soule) issues de 122 des 159 communes du Pays Basque, de répondre à la question suivante : « Êtes-vous favorable à la création d'une collectivité territoriale Pays Basque ? »


Un millier de bénévoles


Hier à Bayonne, Batera présentait le dispositif mis en place dans les 122 communes, et les 198 bureaux de vote qui seront tenus par plus d'un millier de bénévoles. « Cette mobilisation démontre que la question posée n'est pas aussi ringarde que certains veulent bien le dire, poursuivait Mme Bisauta. Et surtout qu'elle n'est toujours pas tranchée. Cet engagement prouve que les gens ont envie de s'exprimer. Pour nous, la première manche de la partie est déjà gagnée. Nous espérons maintenant que les gens s'exprimeront massivement ».


Batera met un soin tout particulier à ce que cette consultation soit organisée dans les règles de l'art, avec des urnes, des bulletins, des listes électorales. Et qu'il n'y ait aucune confusion avec les élections régionales. Jean-René Etchegaray évoquait à cet égard le dernier courrier en date adressé par le préfet aux maires du département.

 Un préfet qui, pour Me Etchegaray, « a tout faux, notamment lorsqu'il dit aux élus qu'ils ne peuvent faire autre chose ce jour-là que d'organiser les élections régionales ou qu'un maire ne peut pas mettre à disposition d'une association une salle ou du matériel ».

Auteur : richard picotin

Publié dans : Collectivité Pays Basque
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