Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /2010 15:33

semaine-du-PB.jpgEditorial de la Semaine du Pays basque

Seconde lettre du préfet !

 

Cette fois le préfet des Pyrénées-Atlantiques, Philippe Rey, n’a pas écrit aux maires au sujet de Batera (voir mon « Humeur » de la semaine dernière), mais à l’éditorialiste que je suis, en employant d’ailleurs (ce qu’il n’avait pas fait pour les maires qui l’ont déplorés…) une formule de politesse en fin de missive, ce dont je lui suis gré.


Certes le Préfet n’est pas content de mon papier, car j’y révélais des informations qu’il n’a peut-être pas aimé voir dans la presse, mais il pourrait être beau joueur et comprendre que l’intérêt de mes papiers dans La Semaine est justement d’apporter des informations à nos lecteurs en toute indépendance. Je cite un premier extrait de la lettre du préfet : « Vous êtes parfaitement libre de critiquer, voire de caricaturer, ce qui est le cas, cette initiative que j’ai prise dans le cadre de ma mission, qui est de veiller au bon fonctionnement des élections et de rappeler aux maires leurs rôles ».

J’apprécie que le préfet reconnaisse la liberté de la presse, mais j’aperçois aussi dans ses propos la tentation d’user de l’accusation de caricaturiste à mon encontre quand je n’ai fait que rendre compte d’une situation, en utilisant certes un peu d’ironie, voire d’humour, mais non le trait dur et gras de la caricature (ce qui serait une déformation volontaire des écrits du préfet dans sa lettre aux maires) ou même à son encontre le terme de « El gobernador » titré à la une du journal Enbata


Mais le fond du courroux du préfet est d’une autre nature, car voici la suite de sa missive: « En revanche, lorsque vous ajoutez que je me serais « justifié en prétendant avoir reçu une injonction de Paris » vous quittez l’information et le commentaire pour tomber dans la désinformation. Où avez-vous trouvé cela ?


J’ai pour habitude et règle de prendre mes responsabilités et en tant que représentant de l’Etat, d’assumer mes actions et propos sans faire état des échanges que sur certains sujets, j’ai bien évidemment et heureusement avec les autorités nationales.

Je suis sûr que vous aurez à cœur d’apporter les correctifs nécessaires afin de distinguer mes propos des supputations qui ont pu vous être rapportées mais qui n’ont que valeur de ragots. » (suite dans la version papier)


Jean-Philippe Segot 

www.lasemainedupaysbasque.fr

Publié dans : Collectivité Pays Basque
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