Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 18:29

BATERA. Le préfet a rappelé hier pourquoi il avait adressé un courrier aux maires

« Un simple rappel des textes »

Éric Morvan et Philippe Rey, hier à Bayonne. (photo r. p.)
Éric Morvan et Philippe Rey, hier à Bayonne. (photo r. p.)

« Il s'agit d'un rappel des textes. Ce n'est pas une interdiction, mais par cette lettre, je rappelle le rôle des maires dans l'organisation des élections. Ils agissent comme des agents de l'État. »

Hier à Bayonne, le préfet Philippe Rey a évoqué en compagnie d'Éric Morvan l'envoi de ce courrier, adressé aux maires le 22 janvier dernier, dans lequel il les mettait en garde contre leur participation à une consultation citoyenne, organisée par des associations, en même temps que les élections régionales. Mise en garde assortie d'une menace de révocation, qui a eu le don de déclencher l'ire de Batéra et de Jean-René Etchegaray notamment. Ce dernier ayant qualité le dit courrier « d'inacceptable et de liberticide » (lire notre édition de mercredi de Sud-Ouest).

Hier donc, Philippe Rey a indiqué qu'il avait écrit cette lettre pour répondre aux interrogations de plusieurs maires. « Je leur ai rappelé qu'il ne faut pas qu'il y ait de confusion entre les élections régionales et une consultation citoyenne. L'organisation des élections, acte fondamental de la démocratie, c'est quelque chose de sérieux. Un maire ne peut pas participer à un scrutin autre que ceux prévus par le code électoral ou sur des sujets locaux. Je les ai mis en garde contre un risque de trouble à l'organisation des élections. Et si, par le passé, j'ai pu écrire que les maires pouvaient mettre par exemple des urnes à disposition pour une consultation citoyenne, c'était une erreur. Nous vérifierons qu'il n'y ait pas de trouble au bon déroulement des élections régionales. Mais il n'y aura pas de débarquement de CRS pour superviser les bureaux de vote », a conclu le préfet.

Auteur : Richard Picotin

 
Publié dans : Collectivité Pays Basque
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Commentaires

Le Préfet a courageusement reconnu que sa letttre aux maires avait plus indigné qu'informé les maires. C'est un geste digne d'être souligné de sa part qu'il fait en reconnaissant son erreur. On aimerait que tous aient autant de courage pour reconnaître leurs torts.
Commentaire n°1 posté par Un préfet courageux le 05/02/2010 à 18h40
 
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