Le préfet peut être rassuré. La « consultation citoyenne » organisée par la plate-forme Batera dans 125 communes du Pays basque de France (1) n'a pas du tout troublé la bonne tenue des
élections régionales. Les petits chapiteaux sous lesquels avaient été installés les bureaux de « votation », comme disent les Suisses, étaient généralement, en accord avec les municipalités,
suffisamment distincts des bureaux de vote pour qu'aucune confusion ne soit possible.
COLLECTIVITÉ TERRITORIALE. Le vote d'à côté
« Il faut aller les chercher »
Comme promis, la consultation s'est faite partout dans les règles de l'art, avec bulletins, isoloirs, urnes, listes d'émargement. Pour le reste, dans chaque commune, les représentants de Batera agissaient à leur guise pour inciter les électeurs à rejoindre leur stand et se prononcer sur la création d'une collectivité territoriale. La consigne était, apparemment, de ne pas tenir un discours trop partial, et de replacer cette éventuelle création dans le cadre de la réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy.
À Anglet, où un arrêté municipal interdisait à Batera les abords des bureaux de vote, trois militants, le cou ceint d'une écharpe bleu turquoise étaient obligés de héler les électeurs qui
sortaient de la mairie : « Monsieur, Madame, venez vous exprimer ! » Ne comprenant pas trop de quoi il s'agissait, la plupart poursuivaient leur chemin. « Il faut aller les chercher, et on
n'aime pas trop racoler », confiait un des scrutateurs.
Devant les mairies de Cambo-les-Bains ou de Bayonne, où leur stand était assez éloigné du bureau de vote officiel, les représentants de Batera avaient trouvé une astuce : ils avaient dépêché
des émissaires qui attendaient les électeurs à la sortie et leur expliquaient l'enjeu de cette votation. À l'école du Braou, à Biarritz, ce n'était pas nécessaire : le bureau de votation
était juste à côté, on ne pouvait pas le rater.
Selon les communes, et la sympathie du maire pour la consultation, les bureaux étaient plus ou moins bien équipés : à Ustaritz, par exemple, Dominique Lesbats avait prêté les urnes. Dans d'autres communes, les militants devaient se débrouiller comme ils pouvaient.
Les représentants de Batera ont été parfois confrontés à l'ignorance ou l'indifférence de leurs interlocuteurs, mais ils n'ont pas essuyé de réaction hostile.
(1) En fait, c'est seulement dans 116 communes que s'est tenue, hier, la consultation. Elle se poursuivra, dimanche prochain, dans 9 autres communes, notamment celles dont les habitants étaient invités, hier, à voter pour ou contre la LGV.
Marie clamaron landivar
Petite erreur de présentation, puisque un score s'établit sur le nombre d'exprimés. Les abstentions sont des votants, mais pas des exprimés.
Ce qui rectifierait un peu le résultat : soit 80,54 % des exprimés ont dit "oui".
A vérifier, mais il est important que les chiffres soient présentés comme ils sont fait dans toute élection nationale, régionale ou locale.
Il faut comprendre: 78,34% de "oui", 18,34% de "non", et 2,86% de blancs ou nuls.
Voilà l'interpretation correcte.
De nombreux habitants se sont plaints ces derniers jours de ne pas avoir réceptionné les documents électoraux à la veille du premier tour du scrutin.
La distribution des documents électoraux avait été confiée à une succursale de la Poste -Mediapost- chargée de la diffusion des envois non nominatifs, notamment les plis publicitaires.
La consultation organisée par Batera s’est déroulée, dimanche dernier, dans 27 communes de Soule et 34% des inscrits ont participé à cette consultation. Les 2/3 des exprimés se sont prononcés favorablement à la création d’une collectivité territoriale Pays Basque et 1/3 ont répondu par la négative.
La journée de dimanche fut bien remplie et en tant que coordinateur du canton de Mauléon j’ai sillonné les routes et rendu visite à l’ensemble des bureaux de vote. Mon premier voyage me mena à Berrogain Laruns. La personne de Batera tenant la table pour la consultation m’appelait car elle n’avait pas l’autorisation de la mairie pour tenir un emplacement Batera dans l’enceinte de la mairie. J’ai donc rencontré Monsieur le Maire et 3 conseillers, ils m’ont signifié que le conseil municipal avait décidé de nous permettre de tenir un emplacement près de l’ancienne école. Nous ne pouvions pas rester devant la mairie et la gendarmerie serait appelée pour constater notre présence. Dans la discussion forte et animée un mot déplacé de Monsieur le maire concernant les gens de Batera fut prononcé et, à ma demande, immédiatement retiré. Ses paroles ont dépassé sa pensée m’a-t-il dit aussi prenant acte de cela nous avons pu poursuivre nos discussions. Je lui proposai de déplacer la table hors de l’enceinte de la mairie tout en restant suffisamment proche pour que la consultation puisse se poursuivre dans des conditions convenables. Il convint que c’était une marque de bonne volonté de notre part et me dit qu’il n’y aurait aucune suite à l’incident.
J’ai ensuite continué ma route vers Moncayolle, Viodos Abense Espes puis Chéraute Hoquy, Roquiague, Barcus et Esquiule. Partout une bonne ambiance, des personnes motivées pour tenir les tables Batera, du café et des biscuits partout, des discussions agréables entre les gens et une très bonne participation de la population puisque 60% des personnes qui se sont déplacées pour voter aux régionales ont participé à notre consultation.
Pour une fois j’oubliais de manger et continuais ma balade vers Musculdy, Ordiarp, Garaibie, Aussurucq, Idaux Mendy (l’équipe Batera se trouvait à l’extérieur de la mairie suite à un coup de fil de Monsieur le sous préfet au Maire). Petite pose à Menditte car les représentants de la mairie et de Batera regardaient le match de rugby, j’ai ainsi assisté à deux essais français et un italien. Je continuais sur Gotein et terminais à 18h précises à Mauléon sur la place au moment où le dépouillement commençait.
J’ai pris au moins une photo de tous les bureaux de vote visités, je garderai en mémoire les visages des deux jeunes tenant la table à Musculdy, de grands groupes comme à Ordiarp ou à Barcus de filles décidées comme à Esquiule, de la vivacité féminine de Chéraute/Hoquy, du cocasse du fond de Garaibie et de la chanson donnée par Niko Etxart tenant l’urne d’Aussurucq, chanson datant de ses 20 ans et composée à l’armée du fond de son cachot militaire.
La boucle est bouclée, Batera, si tu le décides je suis prêt à recommencer.Tout comme vous accepterez les décisions du Conseil Régional d'Aqutaine et que vous paierez les impôts qui lui reviennent, alors qu'à peine la moitié des électeurs se seront prononcés. Diriez-vous qu'Alain Rousset Jean Lassalle ou Xavier Darcos ne seront pas en droit de diriger la Région, tout simplement parce qu'ils dépassent à peine les 50 % des voix dimanche prochain tous trois réunis?
Les exprimés, comme leur nom l'indique bien, ce sont les exprimés. Les non-exprimés, l'abstention, ne sont pas synonymes du non.
Au delà de cette consultation BATERA, je dirais que votre analyse peut être dangereuse pour la démocratie, car il suffirait de dire aux électeurs de bouder les urnes et ensuite de se prévaloir de l'abstention pour affirmer qu'on est majoritaire sur un vote. C'est de l'anti-parlementarisme tel qu'on l'a connu en France dans les années 30. Et il faut bien se garder d'y revenir...On sait ce qui se cache derrière...
PS 25 050 voix 11,6% des inscrits
UMP 22 072 voix 10,22% des inscrits
MODEM 15789 voix 7,31% des inscrits
E. Ecologie 11358 voix 5,26% des inscrits
Faut-il conclure qu'ils n'ont aucune légitimité ?