Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 11:24

Kartoinen-sartzea-azpi-prefekturan.jpgDialogue imaginaire entre le sous-préfet et la délégation de BATERA le 9 octobre 2009

                                            (qui aurait pu avoir lieu si le sous-préfet avait reçu la délégation)

Le sous-préfet : Seuls les pouvoirs publics peuvent organiser une vraie consultation ou un référendum !
La délégation BATERA : C’est vrai. Mais malgré la demande de 64% des maires en octobre 2005 et de 15% du corps électoral en faveur d’une consultation de la population, celle-ci est aujourd’hui encore refusée. La plate-forme BATERA, soutenue par de nombreux maires et conseillers municipaux et fidèle à ses engagements a donc décidé d’organiser une mobilisation inédite sous la forme d’une consultation massive des habitant-e-s de ce pays à l’occasion des élections régionales de mars 2010.

 Le sous-préfet : Cette consultation est illégale !
La délégation BATERA : Non. Cette consultation est organisée par des citoyen-ne-s hors des bureaux de vote et sans perturber l’élection régionale. Elle n’a pas de valeur légale mais n’est pas illégale.

 Le sous-préfet : Cette consultation étant sans valeur légale elle ne sert à rien !
Kartoinensartzeaazpiprefekturan-1-.jpgLa délégation BATERA : Cette consultation aura une double valeur. La valeur politique qu’a toute mobilisation populaire en faveur d’un revendication (manifestation, pétition ou autre) et donc plus elle sera large, plus elle aura de poids. La valeur symbolique très forte accordée par la parole donnée aux habitant-e-s de ce Pays.
Le sous-préfet : C’est une action folklorique et irresponsable !
La délégation BATERA : Absolument pas. BATERA accorde une grande valeur à la consultation des citoyen-ne-s. 32 000 personnes ont demandé à être consultées sur l’avenir institutionnel du Pays basque. Ce qui est irresponsable c’est d’opposer silence et mépris à cette demande. BATERA dans la mesure de ses moyens et avec l’aide de centaines de volontaires va organiser cette mobilisation-consultation.

Le sous-préfet : Les résultats de cette consultation n’auront aucune crédibilité !
La délégation BATERA : C’est faux car même sans valeur légale, partout où elle sera organisée, les critères d’une véritable consultation seront respectés : bulletin de vote unique, isoloir, urne scellée et registre des électeurs inscrit-e-s. Il faudra présenter une pièce d’identité pour voter et signer le registre. On ne pourra voter deux fois, ni dans un endroit sans y être inscrit. Un groupe d’observateurs extérieurs au Pays basque sera présent et supervisera les opérations de vote.

 Le sous-préfet : Les personnes opposées à la reconnaissance institutionnelle du Pays basque n’ont aucun intérêt à y participer !
La délégation BATERA : On peut être favorable au statut quo et penser que demander son avis à la population sur une revendication maintes fois réitérée est un procédé démocratique où tout le monde à quelque chose à gagner.

 Le sous-préfet : Beaucoup de gens ne s’intéressent pas à ce sujet. Ils ne pourront pas se prononcer en tout connaissance de cause !
Delegazioaren-hitz-hartzea.jpgLa délégation BATERA : C’est possible mais en participant à cette consultation (vote oui ou non à la question posée) ces personnes montreront justement leur volonté qu’une véritable consultation soit organisée par les Pouvoirs publics, précédée par un large débat démocratique permettant à tou-te-s de comprendre les enjeux et de se faire une opinion.

Conclusion :
Le sous-préfet : "
Ok... Ma fonction m'impose un devoir de réserve mais bonne chance à vous pour cette action démocratique !"

Publié dans : Collectivité Pays Basque
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