BATERA. Plusieurs maires sont favorables au projet de consultation, contre l'avis du préfet
La réforme des collectivités territoriales s'est invitée au débat le jeudi 4 février, lors de la dernière réunion du Conseil communautaire de Soule. À l'heure des questions diverses, lorsque le projet de consultation de la plateforme Batera (1) a été abordé par le vice-président Jean-Pelle Iriart.
« La réforme prévoit la suppression des conseillers généraux et régionaux et la création d'un conseiller territorial qui siégera au Département et à la Région », a rappelé l'élu. Mais de
préciser que ce conseiller territorial serait choisi dans un bassin de population de 20 000 à 30 000 habitants. « Cette réforme, soit on la subit, soit on annonce clairement où on veut aller
», a suggéré celui qui est également maire d'Alos-Sibas-Abense-de-haut.
Une seule question
Pour lui, la question posée tombe à pic pour rendre les Souletins maîtres de leur destin. « Batera demande d'organiser cette consultation dans tous les villages du Pays basque avec cette simple question : ''Êtes-vous pour ou contre la création d'une collectivité territoriale pour le Pays basque ?'' », a précisé le haut Souletin.
« Il a été demandé aux municipalités du Pays basque de soutenir cette démarche. Pour ma part, je le ferai à Alos et j'aimerais qu'on le fasse, notamment en Soule, parce qu'on ne sait pas à quelle sauce on sera mangé », a conclu Jean-Pelle Iriart.
La lettre du préfet
Cette consultation devrait avoir lieu lors du 1er tour des élections régionales. « Le préfet a écrit aux maires pour dire que cette consultation n'était pas légale ? » a interrogé Ruben Gomez, maire de Laguinge-Restoue. « Ce n'est pas la municipalité qui organise la consultation, c'est Batera. Il faut séparer les deux scrutins, il ne faut pas qu'il y ait confusion », a répondu Jean-Pelle Iriart.
« À Mauléon, on a étudié la question sur le plan juridique », a renchéri Michel Etchebest, premier magistrat de cette commune. « Le maire a pouvoir de police. À lui de voir s'il peut y avoir ou non atteinte à l'ordre public », a-t-il indiqué.
Dominique Boscq, président de la Communauté de communes, a clairement dit que cette consultation ne lui posait pas problème. « Je ne vois pas pourquoi on interdirait à des gens de dire oui ou non à cette question », a-t-il affirmé, fermant ainsi le débat.
(1) Plateforme née il y a une dizaine d'années sur un programme commun demandant la création d'une université de plein exercice, d'un département et d'une Chambre d'agriculture pour le
Pays basque ainsi que l'officialisation de la langue basque.
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