Jours restants

Derniers Commentaires

Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 00:01

Angeluzain organise la consultation

p004_01.jpg

06/02/2010

Béatrice MOLLE

«Etes-vous favorable à la création d'une collectivité territoriale Pays Basque ?» C'est la question que souhaite poser Batera le jour du premier tour des élections régionales le 14 mars.

Le groupe Angeluzain d'Anglet, auquel appartient le conseiller municipal Mikel Ithurbide, lance un appel aux bonnes volontés pour l'organisation matérielle du scrutin et informe qu'il installera le prochain 14 mars des tables de consultation.

«Non loin des 26 bureaux de vote de la commune. Ces tables auront une signalisation spécifique de façon à ce qu'aucune confusion ne soit possible avec le scrutin régional.» Angeluzain ajoute qu'un courrier a été adressé au maire d'Anglet Jean Espilondo afin de lui expliquer la situation.

Un maire «étonné»

Contacté par notre rédaction, après la conférence de presse d'Angeluzain, Jean Espilondo maire d'Anglet, se dit étonné : «Je n'ai reçu qu'une lettre recto verso, me demandant d'une part l'octroi d'une salle pour la conférence de presse d'hier et de l'autre, en aucun cas une lettre de demande, mais bien du fait de l'intention d'organiser une consultation. En ma qualité de maire, je ne suis pas d'accord avec le fait qu'un scrutin parallèle soit organisé en même temps qu'un scrutin national. Il y a 365 jours dans l'année. Pourquoi l'organiser ce jour-là ? Cela pervertit l'élection. De plus des partis qui se présentent aux régionales sont favorables à cette consultation et cette revendication est présente dans leur programme. Je ne veux pas que cette consultation se fasse dans un espace public. C'est une question de principe et je m'appuie également sur le code électoral. Le référendum sur la Poste avait eu lieu en dehors d'un scrutin national.» Par ailleurs, le maire nous a indiqué qu'un courrier contenant les arguments pré-cités avait été envoyé dès hier, à l'association Angeluzain.

Angeluzain plaide la sérénité

A Anglet, 3 770 signatures au total, soit 13,9 % du corps électoral, ont été recueillies en faveur d'une consultation citoyenne, par l'association.

A la conférence de presse tenue par Angeluzain hier, un groupe d'une trentaine de personnes signataires d'une déclaration de soutien «invitait le corps électoral angloy à participer le dimanche 14 mars dans la sérénité.» Panpi Dirassar du bureau de Batera a souligné, concernant le courrier du Préfet adressé aux maires «que la position du Préfet est un peu bizarre. D'un point de vue juridique, il n'y a aucun problème. Le but est de semer le trouble dans la tête de certains élus. Mais cela ne prend pas. Il n'y a jamais eu ce type de problème concernant les consultations sur la LGV ou la Poste. Nous souhaitons expliquer notre démarche et ne pas aller au clash.»

De fait, une consultation eut lieu sur la LGV dans cinq communes en même temps que le scrutin européen du 7 juin dernier. Et le CADE organise de nouveau, le prochain 14 mars, dans neuf communes concernées un référendum sur la LGV.

 
www.lejpb.com
Publié dans : Collectivité Pays Basque
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Commentaires

BAYONNE. Le préfet demandait l'expulsion de Fathi Bibouda, le tribunal l'a libéré

Le préfet Rey débouté par la justice

Me Alain Larrea, l'avocat de Fathi Bibouda ne fait pas dans la litote : « Le préfet des Pyrénées-Atlantiques est-il un monarque qui a un ego à ce point surdimensionné qu'il refuse d'admettre une décision de la justice espagnole ? » Le préfet Philippe Rey demandait l'expulsion vers le Maroc de son client. Cela malgré la « réadmission » accordée par l'Espagne, pays où Fathi Bidouda réside et travaille, avec sa femme. Samedi, au tribunal de Bayonne, le représentant de l'État a subi un camouflet.

En janvier, le prévenu avait été contrôlé en France sans papiers ni visa : direction le centre de rétention administrative d'Hendaye. Une première décision de justice devait le reconduire à Bilbao, où il tient un salon de coiffure. À défaut d'admission par les autorités espagnoles, c'est le Maroc qui l'attendait. Le 23 janvier, la juridiction compétente espagnole a refusé cette admission. Trois jours plus tard, le juge administratif de Saint-Sébastien, saisi par l'avocat espagnol de Fathi Bibouda, annule cette décision : celui-ci peut retourner en Espagne.

« Vous ne savez rien ? »

Mais, sur directive du préfet, au mépris de la décision espagnole, le Marocain est maintenu en rétention à Hendaye. Et samedi, sur la requête de Philippe Rey, il se présentait de nouveau à la barre pour une éventuelle reconduite au Maroc. Petit problème lors de l'audience : la décision de réadmission du juge espagnol ne figure pas au dossier français. Me Larrea dénonce la « volonté du préfet de cacher cette décision ». « Avons-nous glissé de l'État de droit à un État policier ? », interroge le conseil.

Face à lui, le représentant de la préfecture, Jack Arnaud, semble bien embarrassé. « Je n'ai aucun des éléments développés par Me Larrea. » « Vous ne savez rien ? », s'étonne la juge. Le « non » en réponse est un peu penaud. « Vous auriez pu téléphoner au préfet pour savoir », tance Marie-Hélène Ville.

Le tribunal rejette la requête du préfet et ordonne la libération du prévenu. Il est reparti vers l'Espagne, avec sa femme venue le soutenir à l'audience.

Auteur : Pierre. Penin
 
Commentaire n°1 posté par Le préfet Rey débouté par la justice le 08/02/2010 à 08h25
 
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés