«Non seulement nous avons le soutien des élus, mais nous avons
aussi le soutien de la société», a déclaré Daniel Olçomendi, maire d'Ostabat et membre de la plateforme. Il faisait référence aux 90 maires de tous bords qui soutiennent la démarche et aux
plus de 1 000 bénévoles qui participeront à sa tenue. Il y aura cependant plus d'urnes que de maires favorables à cette consultation, puisque 122 communes sur 159 que compte le Pays Basque
accueilleront l'initiative.
Tous les cantons
Dans des cantons comme ceux de Baigorri, de Garazi, d'Espelette, de Saint-Jean-de-Luz et d'Hendaye, 100 % des communes auront une ou plusieurs urnes destinées à cet effet. En Soule, 25
communes sur 36 vont participer à la consultation et dans le BAB toutes les communes sauf Boucau le feront.
Ce premier succès prouve, selon l'adjointe au maire de Bayonne Martine Bisauta, que «la question [sur le cadre institutionnel du Pays Basque] n'est pas dépassée. La question n'est toujours pas réglée ; elle ne l'est pas depuis 200 ans». Et de conclure : «Maintenant, nous espérons que les électeurs vont venir voter». Le second défi est lancé.4
Nouvelle mise au point du préfet
A l'approche de la consultation, le préfet des Pyrénées-Atlantiques Philippe Rey a fait une nouvelle intervention à travers un courrier envoyé, le 1er mars, à tous les maires de
l'arrondissement de Bayonne et d'Oloron. Répondant à «certains maires ayant sollicité [ses] services», P. Rey leur a rappelé leurs responsabilités dans l'organisation des scrutins
officiels, et leurs limites quant à la mise à disposition des organisateurs de moyens humains ou matériels. Il met en garde les maires sur la confusion et les pressions qui pourraient être
exercés sur les électeurs. Cette fois, le préfet laisse, toutefois, une porte
ouverte aux organisations qui ont «toute liberté de recueillir, en dehors des lieux publics et avec leurs moyens propres». Une nuance appréciée par les maires qui
soutiennent la consultation de Batera même si «ce n'est pas ce qu'on nous a dit au départ», fait remarquer l'adjoint au maire de Bayonne, Jean-René Etchegaray. Concernant les moyens
accordés aux organisateurs, l'avocat Bayonnais conteste les limites évoquées par le préfet.
Bien qu'elle n'ait pas de valeur juridique, Batera tient à ce que cette consultation se déroule dans le respect des règles. Les organisateurs soulignent en outre qu'elle est ouverte à tous.
Un exercice démocratique qui coûtera à 10 000 euros.
Goizeder TABERNA
www.lejpb.com
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