Le préfet peut être rassuré. La « consultation citoyenne » organisée par la plate-forme Batera dans 125 communes du Pays basque de France (1) n'a pas du tout troublé la bonne tenue des
élections régionales. Les petits chapiteaux sous lesquels avaient été installés les bureaux de « votation », comme disent les Suisses, étaient généralement, en accord avec les municipalités,
suffisamment distincts des bureaux de vote pour qu'aucune confusion ne soit possible.
COLLECTIVITÉ TERRITORIALE. Le vote d'à côté
Une première évidence : les habitants de l'intérieur se sont sentis beaucoup plus concernés par l'éventuelle création d'une
collectivité territoriale spécifique au Pays basque que ceux de la côte et de l'agglomération bayonnaise.
En début d'après-midi, la participation était de 11 % dans le canton de Garazi, de 24 % à Hélette, de 7,5 % à Tardets, de 10,71 % à Saint-étienne-de-Baïgorry, mais seulement de 3,71 % à
Bayonne.
« Il faut aller les chercher »
Comme promis, la consultation s'est faite partout dans les règles de l'art, avec bulletins, isoloirs, urnes, listes d'émargement. Pour le reste, dans chaque commune, les représentants de Batera agissaient à leur guise pour inciter les électeurs à rejoindre leur stand et se prononcer sur la création d'une collectivité territoriale. La consigne était, apparemment, de ne pas tenir un discours trop partial, et de replacer cette éventuelle création dans le cadre de la réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy.
À Anglet, où un arrêté municipal interdisait à Batera les abords des bureaux de vote, trois militants, le cou ceint d'une écharpe bleu turquoise étaient obligés de héler les électeurs qui
sortaient de la mairie : « Monsieur, Madame, venez vous exprimer ! » Ne comprenant pas trop de quoi il s'agissait, la plupart poursuivaient leur chemin. « Il faut aller les chercher, et on
n'aime pas trop racoler », confiait un des scrutateurs.
Devant les mairies de Cambo-les-Bains ou de Bayonne, où leur stand était assez éloigné du bureau de vote officiel, les représentants de Batera avaient trouvé une astuce : ils avaient dépêché
des émissaires qui attendaient les électeurs à la sortie et leur expliquaient l'enjeu de cette votation. À l'école du Braou, à Biarritz, ce n'était pas nécessaire : le bureau de votation
était juste à côté, on ne pouvait pas le rater.
Selon les communes, et la sympathie du maire pour la consultation, les bureaux étaient plus ou moins bien équipés : à Ustaritz, par exemple, Dominique Lesbats avait prêté les urnes. Dans d'autres communes, les militants devaient se débrouiller comme ils pouvaient.
Les représentants de Batera ont été parfois confrontés à l'ignorance ou l'indifférence de leurs interlocuteurs, mais ils n'ont pas essuyé de réaction hostile.
(1) En fait, c'est seulement dans 116 communes que s'est tenue, hier, la consultation. Elle se poursuivra, dimanche prochain, dans 9 autres communes, notamment celles dont les habitants étaient invités, hier, à voter pour ou contre la LGV.




Herri kopurua. Batera plataformak 122 herrietan
bozka mahaiak jarriko ditu. Horietarik 90 herritako auzapezek eman diote babesa herri galdeketari.
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