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JPB – Collectivité : la plate-forme Batera ne soutient pas l’amendement Espagnac

guz_bateraPour les représentants de la plate-forme Batera, le point presse d’hier devait être l’occasion de faire le bilan de la manifestation de samedi en faveur d’une collectivité territoriale spécifique au Pays Basque. Mais la révélation lundi du dépôt d’un amendement au Sénat par Frédérique Espagnac a quelque peu modifié l’ordre du jour.

“Nous ne soutenons pas cet amendement ni sur la forme ni sur le fond”, a affirmé Jakes Bortayrou de Batera. Celui-ci détaille : “Il s’agit d’une initiative personnelle. Ce n’est pas le projet sur lequel ont travaillé pendant un et demi les Conseils de développement et des élus et porté par la Coordination. Ce n’est pas pour ça qu’ont signé plus de 100 maires ni que 6 000 personnes se sont mobilisées. Sur le fond, il s’agit de quelque chose de compliqué où l’on crée un nouveau syndicat mixte par la loi, mais où il faudra ensuite que les élus des dix intercommunalités votent à la majorité très qualifiée les compétences qu’ils veulent avoir.” De plus, toujours selon J. Bortayrou, “il n’y aura ni assemblée élue ni budget propre”.

Martine Bisauta s’étonne aussi de la voie choisie. “L’histoire de l’amendement occulte le message que nous avons adressé à François Hollande. Nous réitérons qu’il faut une réponse politique à une question politique. Il n’y a pas d’intérêt, parce que cette porte-là est fermée, d’essayer de passer par la fenêtre ou plutôt le vasistas parlementaire. Il faut une réponse gouvernementale.”

“Hitza hitz”

À ce propos, M. Bisauta s’indigne du “mépris” du gouvernement qui ne s’est jamais exprimé d’une manière ou d’une autre sur le fond des propositions formulées, hors les propos de Manuel Valls. Elle a également rappelé que “Marylise Lebranchu avait promis en octobre de venir au Pays Basque : nous l’attendons toujours. Comme on dit ici, hitza hitz”.

Pour Batera, donc, le seul projet sur la table est celui de collectivité tel qu’il a été adopté par le Conseil des élus. Ses représentants ont rappelé que la solution d’un syndicat mixte avait été présentée par les juristes Jean-Pierre Massias et Jean Gourdou et avait été rejetée par le Conseil des élus.

Coordination “pas morte”

Pour autant, M. Bisauta affirme qu’il n’est pas question pour Batera de “pendre sur la place publique” la sénatrice socialiste. Ni de quitter la Coordination territoriale. “La Coordination est dans une situation difficile, mais il n’est pas question de rédiger son acte de décès”, selon l’adjointe au maire de Bayonne. Pour ce qui est de Batera, ses membres veulent tout faire pour “préserver le consensus” autour du projet de collectivité tel qu’adopté par le Conseil des élus. “Ce n’est pas parce qu’il y a un peu de température qu’on doit casser le thermomètre”, a plaisanté J. Bortayrou.

À propos de thermomètre, celui-ci ajoute, en réponse aux journalistes qui mettent en avant la mobilisation relative du 1er juin : “Ce n’est pas le seul thermomètre pour mesurer l’adhésion au projet. Il y a eu les plus de 100 maires qui ont signé, les sondages ou la consultation de Batera.” Au-delà, Batera se réjouit de la mobilisation de samedi dernier. Répondant à Georges Labazée qui s’était amusé que seuls 2 % des habitants du Pays Basque avaient manifesté, Nikolas Blain l’a mis au défi de “faire descendre dans la rue 2 % des habitants des Pyrénées-Atlantiques en défense du département”. “Faire descendre 6 000 personnes sur un sujet aussi complexe dans le contexte actuel” de crise est une gageure, selon N. Blain. La météo et les déclarations du ministre français de l’Intérieur ont pu aussi avoir des effets démobilisateurs, selon Batera.

Globalement, la plate-forme se félicite du caractère “historique” du consensus sur la question et affirme vouloir continuer. “Ce n’est qu’un début, continuons le combat” : le fameux slogan de Mai 68 pourrait, selon la plate-forme, résumer l’état d’esprit des partisans la collectivité.

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